| Technique | Indications | Produit & Sécurité |
|---|---|---|
| Voie Épidurale | Hernie discale, sciatique ou cruralgie aiguë. | Hydrocortancyl : Macrocristallin. Action prolongée en espace libre. |
| Via Hiatus Sacralis | Patients déjà opérés. Permet de contourner la fibrose cicatricielle pour atteindre les nerfs en toute sécurité. | Hydrocortancyl : Sécurité optimale pour cette voie basse. |
| Voie Foraminale | Compression ciblée d'une racine nerveuse à sa sortie de la vertèbre. | Dexaméthasone : Non-particulaire. Obligatoire pour éviter tout risque d'obstruction artérielle. Disponible en pharmacie hospitalière. |
Bien que rares, les complications suivantes doivent être connues avant le geste :
La douleur est comparable à une prise de sang un peu longue. Une anesthésie locale de la peau est réalisée pour votre confort.
En zone lombaire, la moelle épinière est déjà terminée. L'aiguille navigue entre des racines souples sous guidage visuel, rendant ce risque exceptionnel.
Les corticoïdes agissent par réaction chimique sur l'inflammation, ce qui nécessite un délai de 3 à 7 jours pour réduire l'œdème du nerf.
Il est d'usage de ne pas dépasser 3 infiltrations par an sur le même site pour éviter de fragiliser les tissus locaux.
Surveillez votre glycémie toutes les 4h pendant 2 jours. Une hausse temporaire est fréquente et doit être gérée avec votre médecin traitant.
Chez les patients déjà opérés, la fibrose (cicatrice) bloque l'accès direct. Le passage par le hiatus est un "chemin naturel" libre de tout obstacle chirurgical.
Non. Toute infection active, même mineure, impose de reporter le geste pour éviter de contaminer la zone rachidienne.
Le mouvement immédiat "pompe" le produit hors de la zone cible. Le repos garantit que le médicament reste au contact du nerf malade.
Non. Contrairement aux traitements par comprimés sur de longs mois, une injection locale ponctuelle n'entraîne pas d'ostéoporose.
Oui, l'infiltration permet souvent d'éviter la chirurgie en calmant l'inflammation le temps que la hernie se résorbe.
Pour la sécurité (éviter les vaisseaux) et la précision. Sans guidage, 30% des injections ne sont pas au bon endroit.
C'est possible mais déconseillé. On cible l'étage le plus douloureux pour ne pas injecter une dose de cortisone trop importante.
Non, c'est le "flush" facial lié aux corticoïdes. C'est une réaction hormonale classique qui disparaît en 24h.
Attendez une semaine minimum avant de reprendre une activité progressive. Évitez les sports d'impact durant 15 jours.
Non. Une injection unique ne provoque ni rétention d'eau prolongée ni modification de la silhouette.
C'est déconseillé. Une jambe peut être transitoirement engourdie par l'anesthésique, altérant vos réflexes de conduite.
Le risque est évalué à moins de 1 pour 10 000 grâce à l'utilisation de matériel stérile à usage unique.
À cause de ses micro-cristaux. En cas d'injection accidentelle dans une artère, ils feraient "bouchon". La Dexaméthasone, liquide, évite ce risque.
On évite les rayons X. Si le geste est vital, des protections spécifiques ou une autre méthode de guidage seront discutées.
Elle traite la douleur et l'inflammation, mais l'arthrose lombaire ou la déshydratation du disque persistent.